« Shell bash » : différence entre les versions

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m Dans le shell : Ajout d'un "l'" manquant.
Ajout de la section restriction
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| <source lang="bash" inline>$_</source> || Correspond au dernier paramètre de la dernière commande exécuté. La différence avec les motifs présentés plus haut est qu'il utilisable même lors d'un enchaînement de commande comme par [https://www.blog-libre.org/2020/04/17/une-presentation-de-systemd-nspawn/ exemple] <source lang="bash" inline>mkdir -p ~/tmp/conteneur && cd $_</source>
| <source lang="bash" inline>$_</source> || Correspond au dernier paramètre de la dernière commande exécuté. La différence avec les motifs présentés plus haut est qu'il utilisable même lors d'un enchaînement de commande comme par [https://www.blog-libre.org/2020/04/17/une-presentation-de-systemd-nspawn/ exemple] <source lang="bash" inline>mkdir -p ~/tmp/conteneur && cd $_</source>
|}
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=Restriction=
Il est possible de restreindre l'usage du ''shell'' pour un utilisateur en exécutant <syntaxhighlight lang="bash" inline>bash</syntaxhighlight>  avec l'option <syntaxhighlight lang="bash" inline>-r</syntaxhighlight> ou en utilisant <syntaxhighlight lang="bash" inline>/usr/bin/rbash</syntaxhighlight> (résultat identique).
L'interpréteur ainsi restreint permet de créer un environnement plus contrôlé qu'un interpréteur standard. Il se comporte de même façon que <syntaxhighlight lang="bash" inline>bash</syntaxhighlight> à la différence des actions suivantes qui sont interdites ou non effectuées :
* changer de répertoire avec cd ;
* créer ou détruire les valeurs de SHELL, PATH, HISTFILE, ENV ou BASH_ENV ;
* indiquer des noms de commandes contenant un / ;
* indiquer un nom de fichier contenant un / comme argument de la commande interne . ;
* indiquer un nom de fichier contenant une barre oblique (/) comme argument de la  commande interne history ;
* indiquer  un  nom de fichier contenant une barre oblique comme argument de l'option -p de la commande interne hash ;
* importer une définition de fonction dans l'environnement au démarrage ;
* analyser les valeurs de SHELLOPTS de l'environnement d'interpréteur au démarrage ;
* rediriger la sortie en utilisant les opérateurs de redirection >, >|, <>, >&, &> et >> ;
* utiliser la commande interne exec pour remplacer l'interpréteur par une autre commande ;
* ajouter ou supprimer des commandes internes avec les options -f et -d de la commande interne enable ;
* utiliser la commande interne enable pour activer les commandes internes de l'interpréteur désactivées ;
* indiquer l'option -p à la commande interne commande ;
* supprimer le mode restreint avec set +r ou set +o restricted.
Ces restrictions sont mises en place après la lecture de tous les fichiers d’initialisation.
De fait, il est possible d'utiliser <syntaxhighlight lang="bash" inline>rbash</syntaxhighlight> comme shell de connexion pour un utilisateur donné (exemple pour <syntaxhighlight lang="bash" inline>/etc/passwd</syntaxhighlight>) :
<syntaxhighlight lang="csv">
www-data:x:33:33:www-data:/var/www:/usr/bin/rbash
</syntaxhighlight>


==Sources de la section==
==Sources de la section==

Version du 27 février 2022 à 22:48

Le shell Bash est l'interpréteur de commandes par défaut de la plupart des distributions Linux. Il peut être personnalisé en modifiant son apparence ou en lui activant des paramètres.

Configuration

bashrc

Le <source lang="bash" inline>.bashrc</source> est un fichier qui contient des commandes à exécuter au moment de la connexion d'un utilisateur. Il en existe 2 types :

  • Un générique pour tout les utilisateurs : <source lang="bash" inline>/etc/bash.bashrc</source>
  • Un local pour chaque utilisateurs en particulier : <source lang="bash" inline>~/.bashrc</source>

Pour que les modifications prennent effet, il faut recharger le fichier après modification soit en relançant le shell, soit en exécutant le fichier comme s'il s’agissait d'une commande <source lang="bash" inline>. .bashrc</source> ou bien en utilisant la commande <source lang="bash" inline>source ~/.bashrc</source>.

Auto complétion

Le paquet <source lang="bash" inline>bash-completion</source> offre la possibilité de compléter les commandes bash à l'aide de la tabulation. Il faut entrer les quelques lignes suivantes dans l'un des fichiers de configuration de bash pour que cela prenne effet. <source lang="bash"> if ! shopt -oq posix; then

 if [ -f /usr/share/bash-completion/bash_completion ]; then
   . /usr/share/bash-completion/bash_completion
 elif [ -f /etc/bash_completion ]; then
   . /etc/bash_completion
 fi

fi </source>

Personnalisation du prompt

inputrc

Insensibilité à la casse

Rendre insensible l'auto complétion du shell Bash à la casse (très utile quand on tape vite au clavier et que le système écrit /Etc au lieu de /etc et dit "Aucun fichier ou dossier de ce type").

vim ~/.inputrc

Ajouter cette ligne :

<source lang="bash"> set completion-ignore-case On </source>

Source de la section

http://askubuntu.com/questions/87061/can-i-make-tab-auto-completion-case-insensitive-in-the-terminal

Redirections

Rediriger plusieurs lignes

Pour ce faire nous utiliserons un EOF (End Of File). Il faut précéder et succéder une chaîne de caractère quelconque par des traits de soulignement afin de marquer le début et la fin de notre bloque de texte (à la manière du motd Cisco).

Dans un fichier

<source lang="bash"> ycharbi@XPS13:/tmp$ cat << '_EOF_' > foo.txt > Écrire et > terminer par le > même symbole > _EOF_ ycharbi@XPS13:/tmp$ cat foo.txt Écrire et terminer par le même symbole </source>

Dans le shell

<source lang="bash"> ycharbi@XPS13:/tmp$ cat << _EOF_ > Écrire et > terminer par le > même symbole > _EOF_ Écrire et terminer par le même symbole </source>

ASTUCE

Le fait de mettre des quottes au mot clé de fin de fichier (_EOF_ dans l'exemple, mais pourrai être toto) permet de désactiver l'interprétation Bash. Si vous ne les mettez pas, le shell interprétera le code que vous entrerez (les variables notamment). À vous de voir ce que vous voulez faire. Ceci est expliqué dans ce chapitre du guide de programmation Bash avancé repris par ce commentaire.

Source de la section

Arguments

Voici une liste d'astuces pour récupérer des arguments tapés en bash:

Argument Signification
<source lang="bash" inline><Échap> + _</source> Colle le dernier argument passé à la dernière commande tapée
<source lang="bash" inline>!$</source> Équivaut, au moment d'envoyer la commande, au dernier argument passé à la dernière commande tapée
<source lang="bash" inline>!:$</source> Équivaut, au moment d'envoyer la commande, à l’énième argument passé à la dernière commande tapée (remplacer le <source lang="bash" inline>$</source> par le numéro de l'argument)
<source lang="bash" inline>!!</source> Équivaut, au moment d'envoyer la commande, à tout les arguments de la dernière commande tapée
<source lang="bash" inline>^toto^titi</source> Permet de remplacer toto par titi dans la commande précédente (à entrer seul, sans commande ni argument). Un <source lang="bash" inline>ls /etc</source> suivi d'un <source lang="bash" inline>^/etc^/</source> donnera un <source lang="bash" inline>ls /</source>
<source lang="bash" inline>~+</source> Donne le répertoire courant (est identique à <source lang="bash" inline>$(pwd)</source>)
<source lang="bash" inline><ctrl> + alt + e</source> Déroule la véritable signification d'un alias. Par exemple, si je tape <source lang="bash" inline>ls</source> suivi de ce raccourci clavier, j'obtiens <source lang="bash" inline>ls --color</source> qui est définit comme alias dans mon <source lang="bash" inline>.bashrc</source>
<source lang="bash" inline>$_</source> Correspond au dernier paramètre de la dernière commande exécuté. La différence avec les motifs présentés plus haut est qu'il utilisable même lors d'un enchaînement de commande comme par exemple <source lang="bash" inline>mkdir -p ~/tmp/conteneur && cd $_</source>

Restriction

Il est possible de restreindre l'usage du shell pour un utilisateur en exécutant <syntaxhighlight lang="bash" inline>bash</syntaxhighlight> avec l'option <syntaxhighlight lang="bash" inline>-r</syntaxhighlight> ou en utilisant <syntaxhighlight lang="bash" inline>/usr/bin/rbash</syntaxhighlight> (résultat identique).

L'interpréteur ainsi restreint permet de créer un environnement plus contrôlé qu'un interpréteur standard. Il se comporte de même façon que <syntaxhighlight lang="bash" inline>bash</syntaxhighlight> à la différence des actions suivantes qui sont interdites ou non effectuées :

  • changer de répertoire avec cd ;
  • créer ou détruire les valeurs de SHELL, PATH, HISTFILE, ENV ou BASH_ENV ;
  • indiquer des noms de commandes contenant un / ;
  • indiquer un nom de fichier contenant un / comme argument de la commande interne . ;
  • indiquer un nom de fichier contenant une barre oblique (/) comme argument de la commande interne history ;
  • indiquer un nom de fichier contenant une barre oblique comme argument de l'option -p de la commande interne hash ;
  • importer une définition de fonction dans l'environnement au démarrage ;
  • analyser les valeurs de SHELLOPTS de l'environnement d'interpréteur au démarrage ;
  • rediriger la sortie en utilisant les opérateurs de redirection >, >|, <>, >&, &> et >> ;
  • utiliser la commande interne exec pour remplacer l'interpréteur par une autre commande ;
  • ajouter ou supprimer des commandes internes avec les options -f et -d de la commande interne enable ;
  • utiliser la commande interne enable pour activer les commandes internes de l'interpréteur désactivées ;
  • indiquer l'option -p à la commande interne commande ;
  • supprimer le mode restreint avec set +r ou set +o restricted.

Ces restrictions sont mises en place après la lecture de tous les fichiers d’initialisation.

De fait, il est possible d'utiliser <syntaxhighlight lang="bash" inline>rbash</syntaxhighlight> comme shell de connexion pour un utilisateur donné (exemple pour <syntaxhighlight lang="bash" inline>/etc/passwd</syntaxhighlight>) :

<syntaxhighlight lang="csv"> www-data:x:33:33:www-data:/var/www:/usr/bin/rbash </syntaxhighlight>

Sources de la section