« Cryptsetup » : différence entre les versions
(Ajout de la section "Bitlocker" + remplacement des balise "source" obsolètes) |
(→Bitlocker : Menues corrections de syntaxe et ajout d'un nom type pour le fichier de récupération) |
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=Bitlocker= | =Bitlocker= | ||
''Cryptsetup'' est compatible avec le chiffrement | ''Cryptsetup'' est compatible avec le chiffrement des disques sur les systèmes ''Microsoft Windows'' nommé [https://support.microsoft.com/fr-fr/windows/chiffrement-d-appareils-dans-windows-ad5dcf4b-dbe0-2331-228f-7925c2a3012d Bitlocker]. | ||
Lors de la création d'un tel volume sous ''Windows'', aucune clé de chiffrement n'est demandée à l'utilisateur car le système en génère une et la stock dans le ''TPM'' de l'ordinateur (j'imagine qu'une clé est demandée uniquement si ce composant matériel est absent). | Lors de la création d'un tel volume sous ''Windows'', aucune clé de chiffrement n'est demandée à l'utilisateur car le système en génère une et la stock dans le ''TPM'' de l'ordinateur (j'imagine qu'une clé est demandée uniquement si ce composant matériel est absent). Un secret de récupération est alors fourni sous forme de fichier texte (<code>Clé de récupération BitLocker XXXXXXXX-....txt</code>. Il est très important de garder la clé qu'il contient car c'est cette dernière qui permettra de déverrouiller le disque chiffré via un autre système d'exploitation (<code>/dev/nvme0n1p3</code> et ''Debian 11'' dans l'exemple suivant). | ||
L'intérêt d'une telle manipulation est évident : être capable de récupérer les données du disque système si ''Windows'' refuse de démarrer. | L'intérêt d'une telle manipulation est évident : être capable de récupérer les données du disque système si ''Windows'' refuse de démarrer. | ||
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mount -o ro /dev/mapper/disque_windows /mnt | mount -o ro /dev/mapper/disque_windows /mnt | ||
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==Source de la section== | ==Source de la section== | ||
* https://superuser.com/questions/376533/how-to-access-a-bitlocker-encrypted-drive-in-linux | * https://superuser.com/questions/376533/how-to-access-a-bitlocker-encrypted-drive-in-linux |
Dernière version du 20 avril 2024 à 00:54
Cryptsetup est l'implémentation du standard LUKS sur la plupart des distributions Linux. Il permet de chiffrer des périphériques de type bloc. Dans les distributions Debian, il est fournit par le paquet cryptsetup
.
Mise en œuvre
Voici un exemple de mise en œuvre de cryptsetup décrivant la création, le montage et le démontage d'un volume chiffré.
ASTUCE
Il est possible de réaliser un test de performance des différents algorithmes supportés via la commandecryptsetup benchmark
.Chiffrement du disque sdc dans son intégralité (écrase tout dessus). Taper YES (en majuscule) et entrer le mot de passe de déchiffrement 2 fois
cryptsetup luksFormat -c aes-xts-plain64 -s 512 -h sha512 /dev/sdc
Ouvrir le volume (ça fait un volume "montable" dans /dev/mapper/sdc_crypt)
cryptsetup luksOpen /dev/sdc sdc_crypt
Créer le système de fichier
mkfs.ext4 /dev/mapper/sdc_crypt
Monter le volume
mount /dev/mapper/sdc_crypt /mnt
Démonter le volume
umount /mnt
Fermer le volume
cryptsetup luksClose sdc_crypt
Afficher les détails du volume (type de chiffrement notamment)
cryptsetup luksDump /dev/sdc
Gestion des clef
Cryptsetup n'utilise pas réellement le mot de passe que vous avez fourni pour chiffrer le volume. Il génère lui même une clé qu'il va chiffrer avec l'un des moyens que vous lui fournissez (mot de passe ou fichier de clef). Ceci permet de pouvoir non seulement changer de mot de passe sans re-chiffrer tout le volume (seul la clef maitraisse l'est), mais également d'en avoir plusieurs.
Changement de clef
cryptsetup luksChangeKey /dev/sdc
Si vous avez plusieurs clefs d'enregistrées, vous pouvez sélectionner le crénau contenant celle à changer en ajoutant le paramètre suivant
cryptsetup luksChangeKey /dev/sdc -S 2
Les créneaux sont visualisables avec la commande
cryptsetup luksDump /dev/sdc
Ajout d'une clef
cryptsetup luksAddKey /dev/sdc
Suppression d'une clef
cryptsetup luksRemoveKey /dev/sdc
Tester une clef
Lorsqu'un volume est en cours d'utilisation, il peut arriver que vous soyez dans le doute concernant la clé utilisée pour le dé-chiffrer. Afin de la tester sans fermer le volume (et donc d'être dans l'incapacité de récupérer les données si vous avez perdu la clef), il est possible de copier la partie Luks dans un fichier et d'effectuer les tests dessus.
head -c 128M /dev/sda2 > /tmp/sda2.img cryptsetup luksOpen /tmp/sda2.img testClef
Il est également possible d'utiliser un fichier de clef si vous en avez ajouté-un dans votre volume
cryptsetup luksOpen /tmp/sda2.img testClef --key-file /root/fichier_clef.luks
Si le volume se déverrouille c'est que vous avez renseigné la bonne clef. Vous pouvez le fermer
cryptsetup luksClose testClef
ASTUCE
Vous pouvez afficher les algorithmes utilisés pour un volume avec la commandefile -sL /tmp/sda2.img
.Source de la section
- https://www.maketecheasier.com/change-luks-encryption-passphrase/
- https://unix.stackexchange.com/questions/590849/how-can-i-verify-a-luks-master-key
- https://www.cyberciti.biz/hardware/cryptsetup-add-enable-luks-disk-encryption-keyfile-linux/
Fichier crypttab
Le fichier /etc/crypttab
est aux volumes chiffrés ce qu'est son homologue fstab aux systèmes de fichiers (il en partage d'ailleurs les mêmes options). Il est lu au démarrage par Cryptsetup afin de déchiffrer les volumes qui y sont renseignés (un par ligne). Si une phrase de passe est demandée, l'utilisateur sera invité à la rentrée, si c'est une clef sous forme de fichier, celui-ci sera exploité depuis l'emplacement précisé dans la ligne.
Une entrée crypttab comporte 4 champs :
<nom_du_volume> <périphérique_bloc> <fichier_de_clef> <options>
Explications :
- <nom_du_volume> : correspond au nom qui sera donnée au volume une fois déchiffré et qui sera disponible dans
/dev/mapper/<nom_du_volume>
- <périphérique_bloc> : chemin ou UUID du périphérique à déchiffrer (même syntaxe que pour fstab)
- <fichier_de_clef> : chemin du fichier de clef. Mettre none si une identification par mot de passe est préférée
- <options> : prends le paramètre obligatoire luks suivit de divers options facultatives identiques au fstab
Déchiffrement automatique
Si vous avez plusieurs volumes chiffrés, il est possible d'utiliser des fichiers de clef présent sur le premier pour déchiffrer les autres. Nous allons partir du principe que mon premier disque de démarrage (chiffré) est vda et que le second est vdb.
Création du répertoire de travail
mkdir /root/luks
Création du fichier de clé
dd if=/dev/urandom of=/root/luks/fichier_clef.luks bs=4096 count=1
Attribution des droits
chmod 500 luks/ chmod 400 luks/fichier_clef
Un volume LUKS peut gérer plusieurs mots de passes/clefs, nous allons donc ajouter celle que nous avons créé à notre deuxième disque
cryptsetup luksAddKey /dev/vdb /root/luks/fichier_clef.luks
Récupération de l'UUID de vdb
export UUID_LUKS=$(blkid -s UUID -o value /dev/vdb)
Ajout d'une entrée dans le fichier de déchiffrement
echo "vbd_luks UUID=${UUID_LUKS} /root/luks/fichier_clef.luks luks,discard" >> /etc/crypttab
Le paramètre discard
permet d'autoriser les commandes TRIM pour les SSD. Cela n'a pas de sens si vous utilisez des disques durs. Si votre disque est amovible (et donc potentiellement absent lors du démarrage), il peut être judicieux d'ajouter l'option nofail
qui permettra au système de ne pas se bloquer s'il ne trouve pas le périphérique. La commande cryptdisks_start <nom_du_volume>
devra alors être utilisée pour déchiffrer le volume.
INFORMATION
Le fichier/etc/crypttab
va initier un déchiffrement des volumes qui y sont indiqués au démarrage. Si le volume demande un mot de passe, un prompt sera proposé à l'utilisateur (c'est ce que fait la première ligne du fichier pour votre disque principal). Si la méthode d'accès est un fichier de clef, Cryptsetup va le soumettre au volume et si il correspond à celui de sa bibliothèque, il le déchiffre.À ce stade, le volume se déchiffrera automatiquement au démarrage. Vous pouvez utiliser la commande cryptdisks_start vbd_luks
pour parcourir la ligne du fichier crypttab et en appliquer les directives (c'est ce que fait init au démarrage) afin de tester votre configuration immédiatement.
Il est également possible d’enchaîner avec un montage automatique du système de fichier via le /etc/fstab
.
Déchiffrer manuellement le volume LUKS
cryptsetup luksOpen /dev/vdb vbd_luks
Formater la partition
mkfs.btrfs -n 32K /dev/mapper/vbd_luks
Ajouter une une entrée dans le fstab
echo "/dev/mapper/vbd_luks /mnt btrfs rw,relatime,space_cache,subvolid=5,subvol=/ 0 0" >> /etc/fstab
Au redémarrage, le volume sera automatiquement déchiffré et monté dans /mnt/
.
Source de la section
Bitlocker
Cryptsetup est compatible avec le chiffrement des disques sur les systèmes Microsoft Windows nommé Bitlocker.
Lors de la création d'un tel volume sous Windows, aucune clé de chiffrement n'est demandée à l'utilisateur car le système en génère une et la stock dans le TPM de l'ordinateur (j'imagine qu'une clé est demandée uniquement si ce composant matériel est absent). Un secret de récupération est alors fourni sous forme de fichier texte (Clé de récupération BitLocker XXXXXXXX-....txt
. Il est très important de garder la clé qu'il contient car c'est cette dernière qui permettra de déverrouiller le disque chiffré via un autre système d'exploitation (/dev/nvme0n1p3
et Debian 11 dans l'exemple suivant).
L'intérêt d'une telle manipulation est évident : être capable de récupérer les données du disque système si Windows refuse de démarrer.
Déchiffrer le disque
cryptsetup open --type=bitlk /dev/nvme0n1p3 disque_windows
Monter le disque
mount -o ro /dev/mapper/disque_windows /mnt
Les commandes de démontage de re-verrouillage du disque sont identiques à ce qui a déjà été traité.